Intimidations et menaces au Siamu

Les ex-directeurs administratifs du service des pompiers de la capitale sont venus s’expliquer au parlement.

"Plus que jamais, le MR demande la mise sur pied à tout le moins d’une commission spéciale au parlement bruxellois au sujet de la gestion du Siamu", a affirmé mardi le chef du groupe libéral Vincent De Wolf, au terme d’auditions d’ex-directeurs administratifs du service des pompiers de la capitale.

Dans un climat tendu, ceux-ci sont venus expliquer dans quelles circonstances ils ont été tenus à l’écart par la direction opérationnelle, victimes de ou frôlant le burn-out, étant objet d’intimidations voire de menaces. Dans la majorité, le malaise est suffisant pour que tous considèrent que le dossier est loin d’être clos et plusieurs responsables du service opérationnel mis en cause mardi seront entendus la semaine prochaine.

"Je ne vous cache pas ma satisfaction d’avoir pris sur moi de faire émerger le rapport de la Cour des comptes car, face à l’utilisation effarante des biens publics telle qu’évoquée ce matin, on ne peut en rester là", a commenté Vincent De Wolf à l’issue de la réunion de la commission. Pour celui-ci, la responsabilité politique de l’actuelle secrétaire d’État en charge du Siamu, Cécile Jodogne (Défi), et dans une moindre mesure, de son prédécesseur, Christos Doulkeridis (Ecolo) est engagée. Elle l’est, ne serait-ce que pour ne pas avoir (ré) agi en prenant connaissance de certains faits tels que l’achat contestable de véhicules pour des officiers de liaison, des résultats de démarches de la Cour des comptes, et des appels à l’aide des directeurs administratifs.

Dans la majorité, on ne va pas encore jusqu’à souscrire, collectivement, à la demande du MR. Se disant effaré par ce qu’il venait d’entendre, Fouad Ahidar (SPA) a jugé que le parlement devra "aller plus loin" et Julie De Groote (CDH) n’est pas opposée à la constitution d’une commission spéciale. La députée a par ailleurs demandé la suspension de la procédure de recrutement d’un directeur des services administratifs du Siamu dans laquelle sont engagés l’actuel directeur administratif faisant fonction Thierry Mercken (suspendu, NdlR), et une directrice du cabinet Jodogne.

Source : DH Bruxelles